Histoire du lycée :

Claude Martin Claude Martin (Lyon, 4 janvier 1735 - Lucknow, 13 septembre 1800) est un soldat français de la Compagnie française des Indes orientales, puis de la Compagnie anglaise des Indes orientales

Claude Martin naît dans une famille d'artisans lyonnais. Il commence son apprentissage de tisserand, mais désireux de faire fortune, il s'enrôle, en 1751, dans la Compagnie française des Indes orientales et s'embarque le 9 décembre, à Lorient, à destination de Pondichéry où il arrive le 20 juillet de l'année suivante.

En 1765, il est nommé percepteur en Awadh et est cantonné à Lucknow. Il découvre ainsi la région et la ville où il passera l'essentiel du reste de sa vie. Renvoyé de l'armée de la CAIO en 1767, il reste en Inde employé comme géomètre pour faire des relevés cartographiques dans le nord de l'Inde. Il est réengagé en 1769 et continue son travail de géomètre au service de la CAIO dans le nord-est. Tandis qu'il relève les plans du Cooch Behar, en 1773, ll tombe malade, ayant des calculs dans la vessie qui le feront souffrir tout le reste de sa vie et qui seront probablement à l'origine de sa mort, un quart de siècle plus tard.

adopte son premier enfant indien, Boulone (appelée aussi Lise) âgée de neuf ans, en 1775. L'année suivante, il est nommé directeur de l'arsenal de Lucknow. Il s'opère lui-même, avec succès, de ses calculs de la vessie, par les voies naturelles ; il écrit un mémoire décrivant son mode opératoire et l'envoie au Royal College of Surgeon de Londres, où il n'est pas pris au sérieux car on doute qu'il ait pu faire cette opération lui-même.

Suite à sa décision de ne pas rentrer en Europe, plutôt en Angleterre d'ailleurs où il avait décidé de passer sa retraite qu'en France, il utilise une partie de la fortune colossale, peut-être la plus importante amassée par un Européen en Inde, pour faire bâtir un palais, Constantia, d'après sa devise Labore et Constantia ; le palais, bien que largement achevé en 1795, ne sera pas complètement terminé à son décès.

Sentant sa santé se dégrader, il présente, le 1er janvier 1800, un testament à la signature où il prévoit l'utilisation de sa fortune après sa mort, en particulier la création de cinq écoles1 (écoles La Martinière), deux à Lucknow et deux à Calcutta, une pour les garçons et une pour les filles, et enfin une dans sa ville natale de Lyon, écoles qui existent toujours, celle de Lucknow étant dans les murs de Constantia.

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par admin martiniere-duchere le 04 mars 2016 à 12:23

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